Auteur/autrice : Sionsalliait

  • Code de la route

    Tous les mardis de 14h30 à 15h30

    L’atelier code de la route est un tout nouvel atelier qui a été mis en place suite aux témoignages de plusieurs d’habitant.es du quartier, lors des permanences d’entraide administrative. Face à la difficulté de passer le code de la route, notamment pour des personnes non francophones, il est apparu nécessaire de s’entraider dans cet apprentissage. Plusieurs personnes nous ont en effet dit avoir abandonné leur formation à la conduite, du fait de la difficulté de cette première épreuve du code de la route.

    Ainsi, tous les mardis de 14h30 à 15h30, le groupe, composé d’une dizaine de participant.es, se réunit pour apprendre ensemble. Pour cela, nous utilisons l’application « En voiture Simone », qui permet de diffuser des questions du code de la route et leurs réponses, que nous essayons de comprendre collectivement.

  • Permanences d’entraide administrative

    Tous les mardis de 10h à 12h30
    Tous les jeudis de 14h à 16h30

    Fin 2019, nous avons décidé de mettre en place des permanences d’entraide administrative. Nous avions observé  des difficultés pour accéder à internet et résoudre les démarches administratives quotidiennes. Les contacts auprès des professionnels tels que les travailleurs sociaux étant très compliqués au vue de leur surcharge de travail, nous avons mis en place une permanence hebdomadaire.

    L’objectif est de permettre d’aider à solutionner des problèmes administratifs et de rompre l’isolement face à ces difficultés. Il s’agit aussi de faire valoir nos droits.

    Après le premier confinement, nous avons tenu les permanences en premier sur la dalle Kennedy. Cette initiative a permis de favoriser les contacts et de mieux se faire connaître. Cette présence a encouragé d’autres initiatives citoyennes et amélioré l’ambiance du lieu. Dorénavant, ces permanences ont lieu dans les locaux de Si on s’alliait ? au 4 rue du bourbonnais pour la période hivernale.

    Dans ce lieu, les volontaires, équipés d’ordinateurs, résolvent diverses problématiques, pendant que d’autres offrent un café et leur bonne humeur en guise d’accueil, ou distribuent des flyers sur la dalle Kennedy.
    Tout en renforçant la solidarité sur le quartier, les permanences d’entraide administrative renforcent l’autonomie et la reconnaissance et le pouvoir d’agir des habitant.es, bénévoles de l’association Si on s’alliait ?.
    Elles apportent donc des réponses concrètes aux personnes qui souffrent – entre autres – d’illettrisme, d’illectronisme et de la fracture numérique. Plus globalement, elles contribuent à l’amélioration des conditions vie, à lutter contre la pauvreté et elles ont permis d’identifier certains besoins (apprentissage du français, recherche de travail, aide alimentaire, etc…) sur lesquels des collectifs auront à réfléchir.

    En moyenne, une trentaine de personnes bénéficient, deux fois par semaine, du dispositif des permanences dans le quartier.

    Permanence d’aide administrative sur la dalle Kennedy en 2023
  • Les allié.es

    Tous les lundis de 13h30 à 15h vous êtes les bienvenu.es à la réunion d’équipe hebdomadaire avec tous les membres de l’association.

    DANS SOSA, JE PEUX ÊTRE :

    Allié.e concerné.e si je subis des injustices sur lesquelles je souhaite agir.

    Allié.e soutien si je souhaite soutenir les mobilisations portées par les allié.es concerné.es.

    Allié.e permanent.e si je travaille à plein temps pour l’association.

    Les allié.es concerné.es, soutiens et permanent.es peuvent payer une cotisation pour adhérer à Si on s’alliait ?

    En 2016, un groupe d’allié.e.s s’est prononcé pour le principe d’une cotisation d’un montant de 12€ par an (soit 1€ par mois!).

    Si je ne peux pas payer autant, il y a la cotisation libre, autrement dit je peux adhérer comme il me convient. Si c’est possible pour moi je peux donner plus. Par exemple si je paie 24€ : je cotise pour mon adhésion de 12€, et je paie la cotisation d’un.e autre allié.e.

    ENFIN, DANS SOSA, JE PEUX ÊTRE AUSSI :

    Allié.e solidaire si je suis solidaire des actions de Si on s’alliait ?, bien qu’il soit difficile pour moi d’y participer directement. Je peux alors :

    Et, au sein de Si on s’alliait ?, on peut avoir plusieurs casquettes : être par exemple en même temps allié.e soutien et allié.e solidaire ou allié.e concerné.e et allié.e solidaire.
    Le cumul des mandats est ici, contrairement à nos orientations habituelles, non seulement légitime mais encouragé !!

    Alors, bienvenue dans Si on s’alliait ? et n’hésitez pas à nous contacter !

  • Les 5 piliers

    Si on s’alliait ? s’inspire d’une méthode déjà éprouvée dans les années 50 par Saul Alinsky, aux États-Unis. Voici les cinq piliers fondamentaux de l’organisation communautaire :

    Les personnes premières concernées

    Ce sont les personnes les premières concernées par une situation d’injustice qui connaissent le mieux l’injustice vécue, et ce qu’il faudrait pour que la situation s’améliore. Ce sont d’abord elles qui doivent lutter et définir leurs propres moyens d’action.

    La diversité des membres et des structures

    Une alliance d’habitant.es c’est une alliance de communautés d’intérêts. Je fais alliance avec toi parce que nous avons un intérêt commun à agir et ce quelque soit notre âge, notre genre, notre parcours, nos origines… Cela n’enlève rien aux spécificités des communautés auxquelles nous appartenons : communauté religieuse, association culturelle, communauté nationale, groupe de parents d’élèves, collectif d’habitant.es, collectifs militant.es… Cela n’enlève rien au fait que par ailleurs nous aurons sûrement des divergences d’opinions. Il s’agit d’abord d’avoir un espace où l’on peut s’organiser pour être plus nombreux.ses, se sentir plus fort.es.

    Tout terrain

    Pour Saul Alinsky, il fallait « sortir le syndicalisme de l’entreprise », c’est à dire appliquer les méthodes du syndicalisme non seulement dans l’entreprise, mais aussi dans toutes les domaines du quotidien : école,  logement, emploi, santé, accès aux droits, défense des services publics…

    L’indépendance financière et politique

    L’absence de partis politiques est une condition décisive d’une alliance d’habitant.es afin de se prémunir des postures politiciennes, du clientélisme et de la récupération. L’argent finançant la démarche doit garantir son indépendance. Ainsi, l’argent public est accepté sous condition qu’il ne nuise en rien les objectifs de l’alliance. Les financements privés (fondations, dons de particuliers, adhésions…) sont le plus souvent privilégiés.

    La verticalité des luttes

    L’action collective ne peut-être dirigée que contre une institution (mairie, préfecture, entreprise…). Une alliance d’habitant.es ne peut s’organiser contre ses semblables, des voisin.es par exemple. Plutôt que la recherche systématique de la médiation pour gérer les conflits qui renvoie toujours la faute aux un.es et aux autres, il s’agit d’agir directement sur l’institution responsable de la situation d’injustice.

    
    
    
    
    
  • Les 4 marches

    Afin d’obtenir des améliorations concrètes dans nos conditions de vies et de lutter contre les injustices sociales, il est déterminant pour nous, personnes concernées par les injustices et personnes en soutien, d’être tou.tes ensemble sur un pied d’égalité avec le décideur pour négocier et trouver une solution. Or celui-ci est parfois seul à prendre des décisions qui concernent des centaines voire des milliers de personnes. On dit alors qu’il y a asymétrie de pouvoir. Pour réduire cet écart entre lui et nous, il y a les quatre marches de l’action collective que nous pouvons gravir ensemble !

    L’organisation

    La première marche consiste à s’organiser.

    D’abord, il faut mobiliser des personnes qui ont les mêmes colères ou les mêmes problèmes dans leurs conditions de vie que nous, ainsi que des allié.es.

    Ensuite, il faut nous réunir pour nous rencontrer et partager nos colères pour avoir envie de nous battre ensemble, avec l’idée que : « l’union fait la force » !

    Nous pouvons alors nous réunir par exemple entre habitant.es d’un même quartier, entre personnes migrantes ayant des problèmes communs, entre femmes, etc

    Demande concrète

    La deuxième marche consiste à réaliser une demande concrète.

    En effet, les colères à partager sont souvent nombreuses. Il faut alors collectivement les prioriser et décider sur quelle colère on va se battre dans un premier temps, que ce soit parce qu’elle concerne beaucoup de gens ou parce qu’elle nous semble très importante.

    Une fois la colère priorisée, il va falloir trouver quelle est la demande concrète que l’on pourrait faire à un.e responsable pour répondre à ce problème… responsable qu’il faut également identifier, au moyen si nécessaire d’une enquête pour trouver des informations à ce sujet.

    Un rendez-vous peut alors être pris pour échanger une première fois. Il arrive parfois, mais c’est très rare, que nous soyons entendu.es immédiatement. La victoire est dès lors obtenue !

    Le plus souvent, on nous envoie poliment promener. Et oui, le rapport de force n’est pas installé ! C’est pourquoi on passe ensuite à la troisième marche.

    Action non violente

    La troisième marche consiste à réaliser une action non violente d’interpellation.

    Celle-ci doit être emblématique du problème, le plus souvent drôle et médiatique.

    Elle doit établir un rapport de force entre les personnes concernées par les problèmes et le décideur.

    Cette action permet d’obtenir un rendez-vous de négociation.

    Négociation

    Enfin, la dernière marche consiste à négocier avec le décideur.

    Cette négociation doit être préparée afin de diminuer l’asymétrie de pouvoir entre le responsable qui a l’habitude de négocier et des personnes concernées par un problème qui n’en n’ont pas l’habitude.

    Le rapport de force étant a priori établi et la négociation bien menée, le décideur se forcera à trouver des solutions avec les personnes premières concernées présentes à la négociation… On n’oubliera pas alors de fêter la victoire !

    Sinon, de nouvelles actions collectives seront organisées jusqu’à aboutir à un accord avec le responsable.

  • Le maintien du Resto U

    Lors de cette campagne,  Si on s’alliait ? a obtenu :

    • Le maintien du Resto Universitaire de la Duchesse Anne

    SI ON S’ALLIAIT ? EN ACTION

    RU gratuit – Avril 2015

    DANS LE DÉTAIL …

    Alors que son budget est à l’équilibre, le CROUS de Bretagne connaît une baisse drastique de ses subventions de la part de l’État. La subvention de l’État permettait aux étudiant.es de pouvoir bénéficier de repas équilibrés à prix modeste. Dans ce contexte de coupe budgétaire, la fermeture du Restaurant Universitaire de la Duchesse-Anne est recommandée par la Cour des comptes, devant laisser place à une simple cafétéria de type fast-food qui serait beaucoup plus rentable.

    Les étudiant.es et les salarié.es du Restaurant Universitaire et leurs syndicats respectifs, organisé.es autour de Si on s’alliait ? ont donc décidé de se mobiliser pour obtenir le maintien du Restaurant Universitaire qui était très fréquenté et apprécié de tou.tes.

    N’ayant obtenu aucune réponse de la Direction du CROUS suite à la demande d’un rendez vous, des distributions de tracts et de pétitions se sont ainsi mises progressivement en place.

    Une première action fut organisée en février 2015 par des étudiant.es devant la direction du CROUS durant laquelle étaient également présent.es des représentant.es de syndicats étudiants et des salarié.es en grève suite à un appel de la CGT.

    Cette première mobilisation a rassemblé environ 200 personnes et a pris la forme d’un pique-nique rythmé par la batucada du collectif CARPES.

    Néanmoins, c’est suite à la deuxième action collective en avril 2015 intitulée « RU gratuit » que la direction du CROUS a enfin réagi.

    Sous l’œil des caméras des médias, une centaine d’étudiant.es sont venu.es expliquer tranquillement qu’ils allaient manger, mais qu’ils n’allaient pas payer. En mangeant gratuitement ils voulaient ainsi mettre en avant la perte qu’occasionnerait la fermeture de ce service à vocation sociale et les répercussions pour l’année à venir. Cette action a permis de prendre contact avec certains membres du Conseil d’Administration puis d’obtenir leur soutien.

    Le 30 juin 2015, la direction a officiellement annoncé que le Restaurant Universitaire resterait ouvert.

    Face à des postures intransigeantes et fermées lors de nos rencontres de négociation, l’organisation collective a encore une fois porté ses fruits.

  • La rénovation de l’école Jean Moulin

    Lors de cette campagne, Si on s’alliait ? a obtenu :

    • L’engagement pour l’agrandissement de l’école Jean Moulin avec une fin des travaux prévue à l’horizon 2019.
    • L’installation de lits superposés dans le dortoir pour répondre au manque de places lors des siestes des enfants.

    SI ON S’ALLIAIT ? EN ACTION

     On est pas des sardines ! – juin 2015

    DANS LE DÉTAIL …

    Depuis 2012, dans le quartier de Villejean, les parents d’élèves de l’école maternelle Jean Moulin demandent la réhabilitation de la cour d’école qui est dangereuse pour les enfants, ainsi que des travaux pour agrandir les locaux. Dans cette école de quartier, construite il y a 30 ans et comptant 150 enfants en maternelle sur l’année scolaire 2014-2015, de nombreux accidents d’enfants ont eu lieu, à cause, selon la direction de l’école, de l’état de délabrement de la cour. Les incidents se concrétisent par des lunettes brisées, voire des bras cassés. De plus, la Ville a annoncé une augmentation des effectifs en maternelle à la rentrée 2015 d’au moins 20 élèves dans cet établissement déjà exigu au vu de l’effectif actuel.

    C’est pourquoi les parents d’élèves de l’école Jean Moulin, membres de Si on s’alliait ?, ont demandé à la ville de Rennes la rénovation de la cour et l’agrandissement des locaux pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions.

    Une action collective a eu lieu le mercredi 24 juin 2015 regroupant une trentaine de parents d’élèves afin de dénoncer le manque de moyens alloués par la Ville à l’école Jean Moulin. (voir la vidéo)

    L’idée des parents a été de venir avec du matériel de construction : seaux, pelles, tentes,… et de réaliser, symboliquement, eux-mêmes les travaux.

    La réunion de négociation avec l’élue à l’éducation qui a suivi s’est conclue par un engagement de la ville de Rennes d’associer en 2016 les parents aux plans d’agrandissement de l’école. Les travaux sont actuellement en cours.

    Dans l’attente de la fin des travaux, des lits superposés ont été installés  pour répondre au manque de places dans le dortoir.

  • L’aménagement des chemins de Guyenne

    Lors de cette campagne, Si on s’alliait ? a obtenu :

    • La rénovation des chemins de Guyenne en mars 2017 avec la mise en place d’un sol stabilisé et d’un éclairage public.
    • La rénovation de tout le système d’éclairage du square de Guyenne

    SI ON S’ALLIAIT ? EN ACTION

    Remise de la pétition « Y en a marre de patauger dans le Noir !  » – mars 2016

    DANS LE DÉTAIL …

    Poussettes embourbées, flaques d’eau à chevaucher et lampe frontale ou téléphone portable à allumer pour éclairer : emprunter les chemins menant aux groupes scolaires Guyenne est un vrai parcours du combattant.

    Menant au groupe scolaire Guyenne mais également aux associations L’adrénaline et l’AFEV, ces chemins sont des lieux de passage utilisés quotidiennement et à toute heure de la journée.

    Pourtant, ces derniers ne bénéficient d’aucun revêtement adapté provoquant, par temps de pluie, de nombreuses flaques d’eau et zones boueuses. Ils deviennent alors vite impraticables notamment pour les personnes avec poussettes, les cyclistes, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite.

    De plus, ces chemins ne comportent aucun éclairage public, ce qui les rend inutilisable et dangereux dès que la nuit tombe.

    C’est ainsi que les habitant.es de Villejean, allié.es concerné.es et soutiens de Si on s’alliait ? ont décidé en février 2016 de se mobiliser pour obtenir la rénovation et l’éclairage de ces chemins.

    Des grandes sessions de signatures de la pétition intitulée « Marre de Patauger dans le Noir » ont ainsi été organisées à la sortie des classes des groupes scolaires et lors de porte-à-porte dans les immeubles aux alentours de ces chemins.

    De plus, nous avons tracté des flyers afin d’être nombreux et nombreuses le jour de la remise de la pétition qui a eu lieu le 30 mars à l’antenne de la Mairie de quartier de Villejean.

    Suite à la remise de cette pétition rassemblant 230 signatures, deux réunions de négociation, regroupant chacune une dizaine d’habitant.es, les élu.es compétents et les responsables de la ville de Rennes, ont été organisées en mai et juillet 2016.

    Après avoir préparé un argumentaire, les allié.es concernés ont pu lors de la première réunion exposer aux élu.es et technicien.nes les problèmes rencontrés et proposer des idées de solutions à mettre en place.

    Lors de la la deuxième réunion, un programme de rénovation des chemins, s’appuyant sur les expertises des habitant.es a été proposé par les élu.es et a débuté en mars 2017.

    De plus, les élu.es ont décidé de profiter de ces travaux pour refaire tout le système d’éclairage du square de Guyenne qui était complètement désuet.

  • Des moisissures dans nos HLM

    De plus, depuis trois ans, les habitant.es de Villejean, membres de Si on s’alliait ? se battent contre les problèmes d’humidité et de moisissures qui touchent de nombreux appartements du quartier.

    A la suite de plusieurs mobilisations, les bailleurs sociaux du quartier ont pris leurs responsabilités en effectuant des travaux efficaces dans les logements et les parties extérieures des immeubles.

    Lors de des différentes campagnes, Si on s’alliait ? a obtenu :

    • Avec le bailleur social ESPACIL :
      • Un programme massif et généralisé dans les 665 appartements des huit grands immeubles situés autour de la dalle Kennedy à Villejean pour rectifier le système de ventilation.
      • La rénovation d’une trentaine d’appartements : isolation intérieure, réfection de murs détériorés par des infiltrations d’eau, changement de portes gonflées par l’humidité et de manivelles de volets cassées…
      • Le changement de toutes les manivelles cassées à la charge d’Espacil
      • Des réunions semestrielles avec les responsables d’Espacil et les locataires permettant un dialogue direct avec les décideurs.
    • Avec le bailleur social ARCHIPEL HABITAT et la Mairie de Rennes :
      • L’isolation des murs des salles de bain de tous les immeubles du square Yves le Moine.
      • La réfection des parties extérieures de l’îlot « Square Yves le Moine / rue Recteur Paul Henry  » (Villejean) : rénovation des parkings, l’élagage des arbres, une dératisation et l’assainissement de systèmes d’égout.
      • La rénovation d’un toit d’immeuble  mal isolé provoquant de l’humidité et des moisissures dans plusieurs appartements.
      • La participation des locataires  du Square Yves le Moine à la réhabilitation de leurs appartements prévue  à partir de 2019.
    • Avec Neotoa :
      • Isolation intérieure dune soixantaine d’appartements du quartier

    SI ON S’ALLIAIT ? EN ACTION

    Remise de pétitions au Conseil d’Administration d’Archipel – 22 juin 2016

    DANS LE DÉTAIL …

    Depuis 2015, Si on s’alliait ? réunit de nombreux habitant.es de Villejean, locataires de logements sociaux et confronté.es, depuis plusieurs années dans leur appartement, à des problèmes d’humidité et de moisissures récurrents.

    Face à ces multiples situations d’indécence, les Villejeannais, membres de Si on s’alliait ? ont organisé des campagnes citoyennes et interpellé collectivement plusieurs fois leurs bailleurs respectifs donnant lieu à des réunions de négociation et, en fonction des bailleurs, à des rénovations, dans les appartements. Cet évènement est médiatisé.

    Concernant ESPACIL :

    Le 28 juin 2016, les locataires d’Espacil, soutenu.es par d’autres habitant.es de Villejean et de Maurepas déposent collectivement à leur antenne de quartier une vingtaine de courriers dénonçant les problèmes d’humidité et de moisissures dans leurs appartements.

    n rendez-vous de négociation fut ainsi obtenu en juillet 2016 et a abouti à l’organisation de visites  dans une trentaine d’appartements.

    Ces visites, effectuées en octobre et septembre 2016 ont permis aux responsables d’Espacil de constater l’ampleur du problème d’humidité et de moisissures dans les appartements et d’apporter des réponses concrètes à ce problème.

    En plus d’effectuer les travaux nécessaires dans chaque appartement visité (isolation intérieure, réfection de murs détériorés par des infiltrations d’eau, changement de portes gonflées par l’humidité et de manivelles de volets cassées…), Espacil mit en place un programme massif et généralisé sur les huit grands immeubles situés autour de la dalle kennedy. Celui-ci permit d’effectuer des rectifications de ventilation dans les 665 appartements des immeubles. En effet, suite aux 30 visites, Espacil avait constaté que le système de ventilation sur son parc immobilier de Villejean était défectueux et hors norme et que cela était l’une des principales causes des problèmes d’humidité et de moisissures dans les logements.

    Concernant ARCHIPEL HABITAT :

    Le 23 juin 2016, les locataires d’Archipel Habitat à Villejean, membres de Si on s’alliait ? sont allé.es au Conseil d’Administration de ce bailleur pour remettre des courriers et des pétitions concernant, entre autres, les problèmes d’humidité et de moisissures dans leurs logements. Ils demandaient des travaux dans les appartements et sur les espaces extérieurs de l’îlot d’habitation « Square Yves le Moine et rue Recteur Paul Henry ».

    Deux réunions de négociation ont été organisées en juillet 2016 et des engagements ont été pris par le bailleur.

    Suite à un dialogue « sur site », directement dans le quartier, entre les services de la Ville de Rennes et les habitant.es concerné.es, une réfection des parties extérieures de l’îlot a été menée : rénovation des parkings, élagage des arbres, dératisation, assainissement de chemins. De plus,  Archipel Habitat a fait rénover un toit d’immeuble mal isolé qui provoquait des infiltrations dans les murs du bâtiment.

    Enfin, ce bailleur va se lancer pour fin 2017 dans l’isolation des salles de bains de tous les immeubles du square « Yves le Moine », en attendant de s’engager à partir de 2019 dans une grande campagne de réhabilitation participative  pour laquelle 35 000 € sont prévus pour chaque appartement.

    Concernant NEOTOA :

    En mai 2015, suite à la remise d’une pétition concernant les problèmes d’humidité et de moisissures dans des logements de Néotoa et aux réponses insatisfaisantes émises par ce bailleur, les locataires ont décidé d’interpeller le directeur en réalisant une exposition photos devant le siège de la structure.

    29 mai 2015 / exposition « Les moisissures de nos HLM »

    Bien que Neotoa s’était engagé à visiter une soixantaine d’appartements pour trouver des solutions pérennes aux problèmes d’indécence, seuls des travaux d’embellissement « cache misère » ont été effectués dans un petit nombre d’appartements.

    Selon eux, les problèmes d’indécence dans les appartements sont causés essentiellement par les locataires qui cuisinent trop, n’aèrent pas assez (ou trop!), se lavent la porte de la salle de bain fermée… Bref ! Un tas d’arguments souvent aberrants qui leur permettent de ne pas agir ou de proposer uniquement quelques travaux cache-misère, alors que les problèmes d’humidité et de moisissures peuvent causer de graves problèmes de santé.

    Mécontents et toujours confrontés aux problèmes d’humidité et de moisissures, les habitants de Villejean, membres de Si on s’alliait ?, ont décidé de continuer à agir pour revendiquer des solutions collectives à l’ensemble des locataires du parc de Neotoa à Villejean

    Le 28 juin 2016, une cinquantaine de courriers de locataires de Neotoa ont été remis à l’antenne du bailleur du quartier.

    Parallèlement, en juin et décembre 2016, des visites d’appartements par le service Santé et Environnement de la ville de Rennes et par l’association de défense de locataire CLCV ont ainsi été effectuées et ont permis d’établir et d’acter la responsabilité du bailleur dans les situations d’indécence.

    La CLCV a ainsi écrit à Neotoa en lui indiquant que

     » dans tous les logements visités dans le quartier, on a constaté les mêmes défauts : murs non isolés générant des problèmes d’humidité et de moisissures ».

    La responsabilité revient donc indéniablement au bailleur social…

    Depuis mai 2017, les locataires de Neotoa mobilisés, sont soutenu.es par les médecins du quartier de l’ASVB – Avenir Santé Villejean Beauregard, qui dénonce les graves maladies respiratoires causées par l’humidité et les moisissures endémiques dans le parc social de Villejean.

    Donc, face à la sourde oreille, les locataires de Neotoa à Villejean membres de Si on s’alliait ? ont décidé de se rendre, le 29 juin 2017, au Conseil Départemental afin de demander de l’aide aux élu.es du département ainsi qu’un nouveau rendez-vous de négociation pour obtenir de réels travaux d’isolation dans leurs appartements.

    En effet, plusieurs élu.es du département sont membres du Conseil d’Administration de Neotoa et M. Rogemont, président de Neotoa est élu départemental à l’habitat ! Dans ce cadre, une demande de rendez vous lui avait déjà été faite en septembre 2016 mais sans obtenir de réponse.

    « Nous ne sommes pas quelques cas isolés. Nous vous avons amené un dossier sur 124 appartements de Villejean, tous envahis de moisissures, souvent depuis des années. Et notre bailleur, Neotoa, ne fait rien. Nous sommes venus vous appeler à l’aide. »

    C’est en ces termes qu’une locataire a interpellé le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine ce matin jeudi 29 juin 2017. Elle s’est dressée depuis la tribune publique en surplomb de la salle du Conseil.

    A ses côtés, une trentaine de personnes se sont levées et exposent des images de moisissures. Chaque photo mentionne une adresse différente de Villejean où elles sévissent au quotidien. D’autres affichent en grandes lettres : « SOS Département » ou « L’isolation = la solution ».

    Le président du Conseil Départemental est interrompu en plein discours inaugural de deux jours de discussions entre élu.es. Il tente de s’opposer mais la locataire continue calmement tout en s’excusant d’être ainsi obligée de perturber leur travail. Elle conclut en demandant un rendez-vous en septembre pour négocier l’isolation extérieure de tous les immeubles moisis avec M. Rogemont, ainsi que l’élu à l’habitat de Rennes, et le directeur de Neotoa.

    Une énorme banderole vient de tomber sur le rebord de la tribune publique : « SOS Département. Isolation de nos appartements ! ».

    Un deuxième locataire prend la parole. Il énumère ses pièces remplies de moisissures et l’inaction de Neotoa depuis trois ans. Ceux qui lui ont rendu un jour visite se rappellent de ses murs entièrement noircis par les champignons. 

    Le président s’emporte alors et annonce la suspension de séance. L’un-e après l’autre, les locataires continuent de décrire les moisissures qui leur pourrissent la vie et la santé, dans le mépris de Neotoa.

    Leur voix tremble d’émotion et de colère, tandis que le président sort avec quelques élu-es. Ceux-ci reviennent rapidement et proposent une discussion immédiate avec la vice-présidente ainsi que leur accord pour un rendez-vous en septembre.

    Une délégation d’habitants, membres de Si on s’alliait ? et locataires de Neotoa à Villejean, est alors reçue par Anne-Françoise Courteille, première vice-présidente du Département et membre de la commission logement. Cette élue s’engage à organiser un rendez-vous de négociation au mois de septembre pour trouver une solution collective dans tous les immeubles du parc du bailleur à Villejean et non au cas par cas.

    Elle s’engage également à contacter les responsables compétents du département, de Rennes Métropole, de la Ville de Rennes et de Neotoa pour qu’ils soient présent.es au rendez-vous avec les habitants de Villejean, locataires de Neotoa et membres de l’association Si on s’alliait ?

    Les locataires et leurs soutiens sortiront joyeusement du Département en reprenant à tue-tête :

    « Il était un petit bailleur, qui n’avait ja-ja-jamais isolé, ohé, ohé, Neotoa ! Neotoa, ça moisit sous nos toits ! »


  • Maintien de l’antenne CPAM de Villejean

    Lors de cette campagne, Si on s’alliait ? a obtenu :

    • Le maintien du local actuel de 160 m2
    • Le maintien de l‘accueil sans rendez-vous.
    • Le maintien des horaires d’ouverture actuels.
    • La présence d’un.e quatrième salarié.e permanent et à temps plein.

    SI ON S’ALLIAIT ? EN ACTION

    Action au siège de la Sécurité Sociale 35 / 1er décembre 2016

    DANS LE DÉTAIL …

    Le 16 novembre 2015, l’antenne de la Sécurité Sociale du quartier de Villejean se retrouve fermée du jour au lendemain. L’état d’urgence proclamé récemment par le gouvernement français demande aux administrations accueillant du public de prévoir la présence d’un vigile pour contrôler les entrées.

    « Cela va nous coûter trop cher » se dit la Direction de la CPAM d’Ille et Vilaine,  » On a qu’à tout simplement fermer l’antenne de Villejean ! »

    Néanmoins, la fermeture de ce service de proximité n’a pas été si simplement acceptée ni par les habitant.es de Villejean, ni par les associations locales.

    Les premier.es à se mobiliser furent l’ASVB (Association Avenir Santé Villejean Beauregard, regroupant les professionnel.les de santé du quartier), Mosaïque Bretagne Maroc, le Conseil Citoyen et le collectif « Café des précaires solidaires ».

    Ensemble, ils et elles ont rédigé une pétition pour le maintien de l’antenne de la Sécurité Sociale de Villejean et l’ont déposée dans tous les magasins, lieux d’accueil et administrations du quartier. La pétition fut signée par plus de 2000 personnes et a permis d’obtenir un rendez vous avec la direction de la Sécurité Sociale d’Ille-et-Vilaine et le service Santé et Environnement de la Ville de Rennes.

    Ces dernier.es ont alors reconnu l’importance de l’antenne de la CPAM sur le quartier et ont accepté sa réouverture le 26 février 2016.

    Cependant, ils avait déjà un nouveau projet concernant l’antenne CPAM de Villejean et ils souhaitaient soi-disant le « co-construire » avec les associations locales.

    Alors que l’antenne de la CPAM est un service de proximité très fréquenté offrant un accueil sans rendez-vous dans un local de 160 m2, les responsables voulaient le remplacer par un local de 9m2 ne pouvant accueillir que 10 personnes par jour et uniquement sur rendez-vous.

    Débutent alors de longs mois de mobilisation (pendant lesquels Si on s’alliait ? rejoint les collectifs) et s’organisent trois rencontres, malheureusement infructueuses, entre les habitant.es de Villejean et les responsables de la CPAM d’Ille-et-Vilaine et de la Mairie de Rennes. A ce stade, l’antenne de Villejean devait se transformer en 2017 en un service réduit dans un local de 9 m².

    Le 1er décembre 2016, les habitant.es de Villejean soutenu.es par des habitant.es d’autres quartiers de Rennes, décident de se rendre au siège de la Sécurité Sociale le jour du Conseil d’Administration. Nous voulions alors remettre à la Directrice de la CPAM 35, deux pétitions rassemblant au total 3000 signatures. Mais il s’agissait surtout d’obtenir auprès d’elle un rendez-vous pour qu’elle comprenne l’importance de maintenir l’antenne CPAM du quartier avec un accueil de qualité.

    Reportage France 3 – 1er décembre 2016

    Ce même jour, une délégation de trois habitant.es du quartier fut donc reçue et une réunion de négociation avec la Directrice put s’organiser au siège de la CPAM le 21 décembre 2016.

    Lors de cette réunion, la directrice a été très réceptive aux arguments des habitant.es et des collectifs de Villejean et à notre volonté de garder et même d’améliorer l’antenne CPAM du quartier.

    Elle a ainsi déclaré qu« au vu de la mobilisation », elle acceptait nos quatre revendications:

    • Le maintien du local actuel de 160 m².
    • Le maintien de l‘accueil sans rendez-vous.
    •  Le maintien des horaires d’ouverture actuels.
    • Et enfin, la présence d’un quatrième salarié permanent et à temps plein.

    Pour fêter cette superbe victoire, une grande soirée fut organisée en mars 2017. Les habitant.es et collectifs mobilisé.es ont pu ainsi témoigner de leurs actions à travers la présentation de scénettes et de films retraçant l’histoire de la Sécurité Sociale et la mobilisation des habitant.es de Villejean le 1er décembre 2016.